La Mélodie du bonheur
De Rodgers et Hammerstein
L'événement de l'été 2015 en Belgique: plus de 40 artistes sur scène
Notre histoire se déroule en Autriche un peu avant la Seconde Guerre mondiale, au moment de l'Anschluss.
Maria est une jeune femme qui se prépare à devenir religieuse dans une abbaye bénédictine située à Salzbourg, l'abbaye de Nonnberg, mais elle ne semble pas faite pour la vie monastique. A la demande de la Mère Supérieure, elle devient gouvernante des sept enfants du Capitaine Georg von Trapp, un veuf tyrannique qui habite une somptueuse villa dans les environs de Salzbourg. Au début, les enfants se montrent hostiles et espiègles mais elle tient bon et Maria donne libre cours à son imagination et décide de leur enseigner la musique et le chant. Bientôt, elle leur sert d'amie et de confidente.
Le Capitaine, de son côté, fréquente une baronne dans le but de trouver une mère pour ses enfants. L'arrivée de cette gouvernante peu orthodoxe l'amènera à revoir ses sentiments vis-à-vis de la baronne. Celle-ci, cependant, ne voit pas cette situation d'un bon oeil et incite Maria à quitter la famille von Trapp. De retour au couvent, après quelques jours de prière, l'abbesse lui fera comprendre que l'amour charnel ne peut être éteint par la simple prière. Par la suite, Maria et le Capitaine s'avoueront leur amour.
Les leçons de chant de Maria ont tellement porté leur fruit, que Max Detweiler, un ami du Capitaine, a inscrit la famille von Trapp à un concours de chant qui se déroulera durant le Festival de Kaltzberg. Tous ces événements surviennent alors que les nazis prennent le pouvoir et annexent l'Autriche au IIIème Reich.
De retour de voyage de noces avec Maria, le Capitaine von Trapp est alors réquisitionné par la marine allemande. Refusant toute collaboration avec les nazis, il a pour seul but de fuir le pays avec sa famille. C’est lors du Festival de Kaltzberg que les von Trapp réussiront à s’échapper, trouvant d’abord refuge chez les soeurs de l’ancien couvent de Maria avant de s'enfuir vers la Suisse en passant par les montagnes.
Pari largement réussi pour cette équipe de Bruxellons! qui vient confirmer, après le succès du Cabaret de Michel Kacenelenbogen, que la comédie musicale à la belge a désormais de beaux jours devant elle et n’a plus à rougir des « musicals » qui font courir les foules de l’autre côté de la Manche et de l’Atlantique.
L’ensemble avance sur un mode pimpant, emmené par une Laure Godisiabois juste en tous points. Loin des registres purement comiques où l’a jusqu’ici cantonnée la scène belge, la jeune comédienne déploie une palette délicate, d’une candeur jamais forcée et d’une générosité touchante. Elle est entourée de sept enfants, époustouflants de maîtrise.
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Sept enfants, époustouflants de maîtrise.
Evacuons d’emblée cette confession : l’auteure de ces lignes n’est pas une fan cathodique de La Mélodie du Bonheur. Pas une fois, nous n’avons tenu jusqu’au bout du film. Julie Andrews, qui squatte chaque congé de Noël avec sa voix de plus de quatre octaves, filmée à vol d’oiseau, bras en croix, sur des collines d’un vert à vous chlorophyller la rétine, sommet de mièvrerie d’opérette, c’est chaque fois la saccharine de trop qui vient faire regretter d’avoir repris de la bûche et des marrons glacés.
C’est, heureusement, l’effet inverse que produit cette Mélodie du bonheur fraîche comme un edelweiss, qui passe sous la langue comme un léger bonbon mentholé. Mise en scène par Daniel Hanssens et Jack Cooper, cette comédie musicale composée par Rodgers et Hammerstein file à toute allure.
Le scénographe Dimitri Shumelinsky a même trouvé une astuce pour convoquer les alpages autrichiens. C’est d'ailleurs sur ces sommets que démarre la pièce, la jeune Maria contemplant ses chères montagnes, et peut-être, au-delà, les promesses de son singulier destin. Réfugiée à l’abbaye de Nonnberg, à Salzbourg, où elle aspire à devenir religieuse, la jeune femme, véritable tornade d’énergie, ne semble pas faite pour cette vie monacale.
La mère supérieure la place alors comme gouvernante chez le veuf et autoritaire Capitaine Von Trapp. Elle conquiert peu à peu le cœur des sept enfants du Capitaine, en ponctuant notamment les journées de musique et de chant. Semant une douce fantaisie dans le foyer du très rigide Capitaine Von Trapp, cette gouvernante peu orthodoxe finira même par se faire épouser par ce dernier, dans une Autriche assombrie par la montée du nazisme. La destinée de la famille basculera ensuite lors d’un concours de chant organisé par un ami du Capitaine, prétexte pour fuir leur pays désormais annexé au IIIe Reich.
L’histoire est archiconnue, tout comme les chansons – « Do-Ré-Mi, Edelweiss, Bonsoir, Farewell » – que certains spectateurs chantent en chœur, plus ou moins discrètement, avec les artistes, mais la mise en scène a souhaité s’éloigner de l’approche un peu nunuche du film pour ne pas occulter la partie plus sombre de l’œuvre. « Pour nous, La Mélodie du Bonheur est un équivalent musical au Dictateur de Chaplin », souligne Daniel Hanssens.
Néanmoins, l’ensemble (trois heures, entracte inclus) avance sur un mode pimpant, emmené par une Laure Godisiabois juste en tous points. Loin des registres purement comiques où l’a jusqu’ici cantonnée la scène belge, la jeune comédienne déploie une palette délicate, d’une candeur jamais forcée et d’une générosité touchante.
Elle est entourée de sept enfants, époustouflants de maîtrise. Pour la plupart recrutés à l’Ecole Broadway, à Bruxelles, ils savent chanter, danser, jouer, avec une présence magnétique. Même la plus jeune, âgée de 7 ans, ne lâche pas le morceau, d’un bout à l’autre, faisant fondre le public comme la neige au printemps. Il se dégage une belle complicité entre ces tout jeunes talents et le reste de la distribution.
Pari largement réussi pour cette équipe de Bruxellons! qui vient confirmer, après le succès du Cabaret de Michel Kacenelenbogen, que la comédie musicale à la belge a désormais de beaux jours devant elle et n’a plus à rougir des « musicals » qui font courir les foules de l’autre côté de la Manche et de l’Atlantique. Les fans du genre peuvent se préparer à faire de belles économies sur les billets d’avions et de trains.
Catherine Makereel - Le Soir - 16 juillet 2015
Catherine Makereel - Le Soir - 16 juillet 2015
Un travail gigantesque !
Une mise en scène exceptionnelle !
Une fabuleuse interprétation !
35 artistes en scène, c’est inouï. Et ce ne sont pas des figurants comme on pourrait l’imaginer. 28 adultes et 7 enfants! Incroyable!
Et ces 7 enfants d’âges différents jouent la comédie, chantent et dansent! Sept enfants merveilleux, mignons comme tout, qui deviendront plus tard, peut-être, de grands acteurs.
Mais pour moi, la «star» de cette «Mélodie du Bonheur», c’est incontestablement cette comédienne – chanteuse , bien de chez nous, née si je ne m’abuse à Uccle, que nous voyons dans tous les théâtres de la capitale, dernièrement encore dans «La Revanche de Gaby Montbreuse», c’est LAURE GODISIABOIS. Qu’est-ce qu’elle est vraie dans son interprétation! Ici aussi, un regard d’une tendresse, d’une douceur d’une bonté étincelante. Elle ne joue pas Maria, elle est Maria. Elle est émouvante aussi. Mais elle montre tous ses sentiments avec réserve, avec retenue.
Deux heures trente de spectacle !
Quatorze séquences-tableaux !
Une troupe talentueuse !
Une musique que l’on n’oubliera jamais !
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La qualité de Broadway et de Londres à Bruxelles!
J’ai fait un rêve étonnant la nuit dernière… Un rêve merveilleux...
Je me trouvais à New York dans l’un des plus grands «musicals» de Broadway. On y jouait «The Sound of Music» inspiré par «The Trapp Family Singers» de Maria Augusta Trapp. J’avais vu le film en son temps... lointain, mais la comédie musicale qui se jouait dans ce grand théâtre newyorkais était bien plus intéressante que le film...
Je me suis réveillé tout exalté. Je n’étais pas à New York, une ville que j’adore ! J’étais bien à Bruxelles. Au château du Karreveld! Dans la Cour de ce magnifique lieu de Molenbeek-Saint-Jean, devenu «théâtre» pendant trois mois. Et c’est là que se joue pour la toute première fois en langue française En EUROPE cette comédie musicale, véritable Hymne à la Liberté.
J’ai fait un rêve étonnant la nuit dernière...
Un rêve merveilleux...
Je me trouvais à New York dans l’un des plus grands «musicals» de Broadway. On y jouait «The Sound of Music» inspiré par «The Trapp Family Singers» de Maria Augusta Trapp. J’avais vu le film en son temps... lointain, mais la comédie musicale qui se jouait dans ce grand théâtre newyorkais était bien plus intéressante que le film...
Je me suis réveillé tout exalté. Je n’étais pas à New York, une ville que j’adore ! J’étais bien à Bruxelles. Au château du Karreveld! Dans la Cour de ce magnifique lieu de Molenbeek-Saint-Jean, devenu «théâtre» pendant trois mois. Et c’est là que se joue pour la toute première fois en langue française En EUROPE cette comédie musicale, véritable Hymne à la Liberté.
LA MELODIE DU BONHEUR
Nous étions nombreux à croire à une histoire authentique lorsque nous avons vu le film. Moi-même, alors que j’adore la comédie musicale, je n’avais pas vraiment aimé ce film. Je le trouvais plutôt médiocre, à part la musique formidable de Richard Rodgers et Oscar Hammerstein II, et les interprétations de Julie Andrews et Christopher Plummer. La pièce musicale qui se joue en ce moment au BRUXELLONS a récupéré l’histoire vraie tout en mettant en valeur le style « comédie musicale » Génial!
VERSION NOUVELLE ET TEXTE ET CHANSONS EN FRANÇAIS.
Un travail gigantesque !
Une mise en scène exceptionnelle !
Une fabuleuse interprétation !
35 artistes en scène, c’est inouï. Et ce ne sont pas des figurants comme on pourrait l’imaginer. 28 adultes et 7 enfants ! Incroyable ! Et ces 7 enfants d’âges différents jouent la comédie, chantent et dansent! Sept enfants merveilleux, mignons comme tout, qui deviendront plus tard, peut-être, de grands acteurs.
Dois-je vous dire qu’ils sont applaudis dès leur entrée en scène! Ce sont les sept enfants du Capitaine Georg von Trapp. Ils sont inouïs, ils tiennent leur personnage avec une facilité, une vérité surprenante. Ils sont drôles et émouvants. Ils chantent et dansent comme de vrais professionnels ! Ils ont déjà joués dans différents théâtres. Malgré leur jeune âge, ils connaissent un peu le métier... Ils ont répétés pendant de nombreuses semaines. On les sent non seulement présents pour jouer leur rôle mais heureux d’être sur une grande scène devant un large public.
Un premier bonheur pour nous, spectateurs, de les découvrir et de les admirer et de les applaudir. Ce sont les «stars» du spectacle quoi!
Mais je suis sincère, pour moi, la «star» de cette «Mélodie du Bonheur», c’est incontestablement cette comédienne – chanteuse , bien de chez nous, née si je ne m’abuse à Uccle, que nous voyons dans tous les théâtres de la capitale, dernièrement encore dans «La Revanche de Gaby Montbreuse», c’est LAURE GODISIABOIS .
Quel talent ! Je la connais depuis le début de sa carrière. C’était au théâtre du Passage 44 (hélas disparu depuis longtemps). Le titre de la pièce m’échappe mais l’action se déroulait dans un grand hôtel où l’on allait découvrir un couple. L’homme appelait la femme de chambre. Celle-ci entrait et déposait un plateau. C’était bien sûr Laure. Sans dire le moindre mot, elle saluait le client et disparaissait avec un regard souriant, discret. Déjà, elle avait une présence en scène ! J’ai suivi sa carrière de très près et je l’ai vue évoluer d’une manière remarquable et rapide, jouant des personnages de tout style, de toute catégorie, et cela avec une facilité débordante. Nos trois co-directeurs l’ont engagée à plusieurs reprises et cela va de soi, ils ont pensé à Laure pour faire vivre le personnage de Maria.
Qu’est-ce qu’elle est vraie dans son interprétation! Ici aussi, un regard d’une tendresse, d’une douceur d’une bonté étincelante. Elle ne joue pas Maria, elle est Maria. Elle est émouvante aussi. Mais elle montre tous ses sentiments avec réserve, avec retenue. Laure est aussi une joie pour les sept enfants Von Trapp.
DISTRIBUTION
Aux côtés de Laure Godisiabois , Wim Van Den Driessche, en alternance avec Antoine Guillaume jouent le Capitaine Georg von Trapp. Deux acteurs différents mais de super qualité artistique. Cela doit être troublant et intéressant pour Laure de changer de partenaire d’une représentation à l’autre!
PLACE AUX SEPT ENFANTS TALENTUEUX...
En vérité, ils sont dix car certains se produisent en alternance. Ces enfants ont été choisis parmi de très nombreux postulants dont beaucoup avaient déjà joués dans plusieurs théâtres
Esteban Brouillard (Friedrich) né le 09/09/2002 à Etterbeek. Pour moi, jouer Friedrich , c’est l’aboutissement de deux années de chant(chorale), deux années de théâtre et 4 ans de danse. C’est mixer toutes mes passions ensemble...
Clara Barlow (Louisa) née aussi à Etterbeek le 03/09/2002. Pour moi, jouer dans « La Mélodie du bonheur » c’est une expérience de fou ! 25 spectacles en plein air dans un château !!! Mon personnage Louisa selon moi, c’est une gentille hippie qui aime faire des blagues, parfois méchantes mais seulement pour faire fuir les gouvernantes.
Les autres enfants jouent donc en alternance :
Nicolas Djuroski ( Kurt -15ans) : Dans 20 ans , j’aimerais apprendre la comédie musicale à Broadway. / Sylvain Schmitt (Kurt- 13 ans) : Dans 20 ans, j’aimerais être... un artiste! / Joëlle Massart (Brigitta-14 ans) : C’est un rêve qui se réalise et une chance que l’on n’a pas tous les jours dans sa vie. J’apprends beaucoup de choses et rencontre de chouettes personnes. / AdélaÏde Couplet (Brigitta – 13 ans) : Pour moi, jouer dans « La Mélodie du bonheur », c’est une expérience excitante et enrichissante tant au niveau scénique qu’au niveau humain. / Clémentine Guyot (Marta -9 ans) : Mon personnage, Marta, c’est...un peu moi. Elle aime bien chanter, danser et s’amuser, comme moi, et elle adore sa nounou comme moi j’adore mes baby sitter. / Noélyne Siméons (Marta - 10 ans) : Je dédie cette série de représentations à toutes les personnes qui me permettent de m’épanouir dans ce monde. / Ivy Barlow (Greel - 8 ans) : Mon rêve le plus fou, c’est d’aller au bout du monde nager avec les dauphins. / Camille Barreira (Gretzl - 7ans) : J’aime faire plein de choses car j’ai plein d’énergie et je ne sais pas rester en place ...
Ils sont étonnants! Bonne route à Vous tous!
DECORS & SON
Le décor figure sur plusieurs plans : l’abbaye de Nonnberg, la villa Von Trapp, La chambre de Maria, La terrasse de la villa Von Trapp, la salle de concert ... Le son joue aussi un rôle des plus importants. Il est d’une superbe qualité. On entend merveilleusement les voix des acteurs là, partout où ils se trouvent. Aucun bruit de micro, une clarté totale d’écoute, ce qui est rare.
LA DISTRIBUTION LA PLUS LONGUE DU THEATRE BELGE
Par ordre d’entrée en scène (indépendamment de Laure Godisiabois , Wim Van Den Driessche, Antoine Guillaume déjà nommés) : Marie-Laure Coenjaerts (La Mère Abbesse) : comédienne et superbe chanteuse. Jolijn Antonissen (Sœur Berthe) Shérine Seyad ( Sœur Margaretta) Sarah Delforge ( Sœur Sophie) Roland Bekers (Franz) Nicole Valberg ( Frau Schmidt) Maud Hanssens (Liesi) Damien Locqueneux Rolf Gruber)Perrine Delers (Baronne Schraeder)Pierre Pigeolet ( Max Detweiler)Bruno Mullenaers ( Herr Zeller)Jean-Claude Gérard (Baron Eberfeld et le prêtre)Anne Vrielinck( Baronne Eberfeld)Marcel Bergez (Amiral von Schreiber)
Ce n’est pas tout...
Le Choeur : Emilie Debu, Alice Lopez, Aline Massinon, Catherine Gallez... Les invités du bal et les nazis : Mehdi Loumrhari, Raphaël Bocken, Stéphane Rimbert, Arnaud Delforge, David Vincent.
Cela continue... La musique :
Pascal Charpentier (Directeur musical), Julie Delbart (Assistante dir. musical et pianiste), Gilles Carlier ( Keyboard String), Toine Cnocckaert( Percussions), David Foiche( Cor), Julien uilloux ( Trombone) , Pauline Leblond( Trompette) , Ivan Lebrun ( Violon), Cédric Debruycker (Clarinette), Mathieu Najean (Clarinette, Basson) , Cédric Raymond/Nicolas Puma (Contrebasse)
Et encore...
L’Equipe de création: Daniel Hanssens et Jack Cooper (metteurs en scène) assistés de Simon Paco, Olivier Moerens ( Dramaturge ), Joëlle Morane (Chorégraphe), Dimitri Shumelinsky (Scénographe, assisté de Michela Osimo), Françoise Van Thienen Costumière , assistée de Marie Niels, Ophélie Garcia, Odile Ryckmans, Anne Marie Hobin, Carine Duarte), Isabelle Rigaux (Coach vocal), Séverine Delforge (Chef des Chœurs), Laurent Kaye (Création Lumière) Daniele Parmentier et Paul Matraja (Coiffure)
Et encore ...
L’Equipe technique : Yves Hauwaert et Eienne Gabaut (Directeurs techniques), Marco Gudanski (Ingéneur du son, assisté de Xavier Gillis), Romain Mauvais-Nicolas Kluge-Isabelle Simon-Charlie Degrox-Gilles Peetermans (Régisseurs) Ateliers du Théâtre Royal des Galeries (Construction des décors)
Et enfin :
L’Equipe de Production : Lady Karidas/Nele Quaghebeur (Déléguées de production), Valérie Nederlandt (Attachée de presse 7 Avril Production), Gaétan Bergez (Communication & graphisme), Bruno Mullenaerts (Photographe), Tousaint Colombani (Vidéaste), Michel Soucy (Illustrateur)
Voilà un générique qui ressemble bien aux génériques américains d’un film.
C’est important ce listing. Chacun fignole, peaufine avec fougue et passion sur le travail qui lui est demandé. Chacun mérite son nom au générique.
Deux heures trente de spectacle !
Quatorze séquences-tableaux !
Une troupe talentueuse !
Une musique que l’on n’oubliera jamais !
Bravo à tous, avec en tête nos trois initiateurs-directeurs : Olivier Moerens , Jack Cooper , Daniel Hanssens.
Cette photo est extraite de la dernière séquence du spectacle. On peut être désarçonné. Nous sommes en 1938. L’Autriche accueille l’Allemagne nazie...
C’est une fameuse claque! Il est impossible pour le public assistant à une représentation scénique de croire qu’il s’agit d’un spectacle mièvre ou gentillet. Pour les Anglo-Saxons , il s’agit réellement d’une œuvre politique majeure du répertoire. C’est pareil en Belgique francophone!
Pour nous, « LA MELODIE DU BONHEUR » est l’équivalent musical du "DICTATEUR » de Charlie Chaplin, à la fois drôle et profondément politique.
Un conseil :Si vous vous rendez au Festival voir cette superbe comédie musicale, procurez-vous le programme: une partie avec un album de photos du spectacle et l'autre toute une documentation sur la Comédie Musicale Américaine. C'est très intéressant ! (coût: 5 €)
Roger Simons - Les Feux de la >Rampe - 19 juillet 2015
Roger Simons - Les Feux de la >Rampe - 19 juillet 2015
Remarquable Wim van den Driessche, (bouleversant dans son Edelweiss), Marie-Laure Coenjaerts (parfaite en Mère supérieure), et Laure Godisiabois dans le rôle de Maria, que nous connaissions en grande dame du rire et qui nous a littéralement épaté – outre son charme et sa pétillance habituels – par son aisance vocale et la qualité technique de son chant.
Les sept enfants de la famille von Trapp, tous plus craquants les uns que les autres, impressionnent également par leur naturel et leur maturité artistique, et composent le portrait d'une fratrie pleine de gaieté et d'amour.
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Courez donc au Karreveld, applaudissez cette belle troupe qui le mérite bien!
Do-ré-mi, The Lonely Goatherd, So Long, Farewell… Qui ne connaît pas les tubes composés par Richard Rodgers et écrits par Oscar Hammerstein II ?
Cinquante ans exactement après la sortie du film de Robert Wise avec Julia Andrews dans le rôle principal, ces chansons sont devenues des classiques intemporels de la comédie musicale, entrés dans notre mémoire collective et qui continuent de bercer notre imaginaire. Le festival Bruxellons ! les fait gaiement résonner dans une adaptation française originale du spectacle The Sound of Music, créé en 1959 à Broadway et basé sur l'autobiographie de Maria Augusta Trapp, La Famille des chanteurs Trapp.
Et c'est peu dire qu'au château du Karreveld, on a souhaité mettre les petits plats dans les grands: avec plus de 35 comédiens sur scène, 11 musiciens et une équipe technique sur le pied de guerre, les metteurs en scène Daniel Hanssens et Jack Cooper proposent une production à la hauteur des exigences d'un genre – le musical – qui, tout méconnu qu'il soit chez nous, est une institution dans les pays anglo-saxons et commence à recueillir à Paris l'engouement qu'il mérite.
C'est donc une heureuse chose qu'après la création cette saison de Cabaret au Public pour fêter les 20 ans du théâtre (en collaboration avec le National), le festival Bruxellons ! ait voulu faire honneur à La Mélodie du bonheur, comédie musicale de référence pour tous les baby-boomers. C'est peut-être – enfin ! – le début d'une histoire d'amour entre le public belge et ce genre, héritier direct de l'opérette et qui n'a pas grand-chose à voir avec l'ersatz insipide qu'est la comédie musicale à la française des années 2000 (Notre-Dame de Paris, Roméo et Juliette et autres Dix commandements).
Le pari – proposer une comédie musicale digne de ce nom, qui n'ait pas l'air ringard en face des superproductions de Broadway ou du West End – est donc plutôt réussi, entre autres grâce au parti-pris de mélanger d'authentiques interprètes de musicals (remarquable Wim van den Driessche, bouleversant dans son Edelweiss), voire des chanteurs classiques (Marie-Laure Coenjaerts, parfaite en Mère supérieure), et de purs comédiens, dont, bien entendu, Laure Godisiabois dans le rôle de Maria, que nous connaissions en grande dame du rire – entre autres à la Comédie de Bruxelles – et qui nous a littéralement épaté – outre son charme et sa pétillance habituels – par son aisance vocale et la qualité technique de son chant.
Les sept enfants de la famille von Trapp, tous plus craquants les uns que les autres, impressionnent également par leur naturel et leur maturité artistique, et composent le portrait d'une fratrie pleine de gaieté et d'amour.
Que du bonheur
À la baguette, Pascal Charpentier dirige avec sérieux un orchestre en effectif réduit mais très convaincant – malheureusement relégué en coulisses, à l'abri du regard des spectateurs –, alternant en toute décontraction entre les grandes envolées lyriques et les jeux de course-poursuite rythmique avec les chanteurs qu'offre la partition.
Le décor de Dimitri Shumelinsky – baigné par les superbes lumières de Laurent Kaye – ne manque pas de classe ni d'inventivité ; on regrettera cependant une scène tout en longueur délimitant des espaces de jeu distincts, ce qui a pour conséquence que l'action se cantonne tantôt en cour, tantôt en jardin, provoquant de redoutables torticolis chez les spectateurs les moins souples (la fraîcheur d'une soirée à la belle étoile n'arrangeant rien à l'affaire !).
Une très belle production donc, ambitieuse sans être prétentieuse, qui ne manquera pas de séduire les plus jeunes comme les plus âgés, rappelant à ceux-ci des souvenirs impérissables (Ah ! Julia Andrews dévalant les vertes collines autrichiennes !), éveillant chez ceux-là l'envie de découvrir une œuvre qui n'a pas pris une ride : son charme vieillot, cette impression qu'elle donne de parler d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, ils n'ont en effet pas changé depuis les années 60.
Aujourd'hui comme hier, les images sépia évoquant l'histoire de la famille von Trapp ont le charme exotique d'une époque révolue, où la naïveté des bons sentiments le dispute à une insouciance heureuse, quelques mois à peine avant que l'Europe ne plonge dans les heures les plus sombres de son XXe siècle.
Courez donc au Karreveld, applaudissez cette belle troupe qui le mérite bien et le temps d'une soirée, soyez naïfs, soyez insouciants mais surtout... soyez heureux !
Thibaut Radomme - Rue du bThéâtre - 16 juillet 2015
Thibaut Radomme - Rue du bThéâtre - 16 juillet 2015
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