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L'événement culturel de l'été à Bruxelles!    

Vivons heureux en attendant la mort

Pierre Desproges

- - 2 représentations ▪ 15 juillet ▸ 17 août 2013

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Interview de Fabrice Gardin & Dominique Rongvaux


Fabrice, pourquoi cette envie de mettre en scène des textes de Desproges?
Fabrice Gardin : Pour les mots, en fait ! Ce que j’aime chez Desproges, c’est sa façon d’utiliser les mots : la manière qu’il a de les agencer, de construire ses phrases, de faire passer quelque chose. C’était donc avant tout une envie stylistique.
Et puis c’est un projet qui remonte à loin ! Je me souviens que je regardais La minute nécessaire de monsieur Cyclopède avec mon oncle quand j’étais plus jeune. On était les deux seuls de la famille à aimer ça, d’ailleurs ! J’en ai gardé un grand souvenir… Ensuite j’ai vu les spectacles de Desproges à la télé, je les ai enregistrés et je me les repassais quand j’étudiais à l’université. C’est toujours resté un projet que je voulais réaliser… j’attendais juste le bon interprète !

Justement, pourquoi avoir choisi Dominique ?
F : Il faut savoir que je suis le premier à avoir fait passer une audition à Dominique !
Dominique Rongvaux : Pour La Mouette au Théâtre des Galeries, c’est vrai.
F : Dès cette première rencontre, je lui ai trouvé quelque chose de très intéressant : je trouvais qu’il avait une voix terrible ! Et puis Dominique est revenu quelques fois aux Galeries et, à chaque fois, je me disais que le jour où il arriverait à mieux connaître son corps de comédien et à harmoniser ses mouvements avec sa voix et avec son phrasé, il cartonnerait en solo !
Il n’a pas eu besoin de moi pour ça, il l’a fait tout seul avec Eloge de l’oisiveté. J’y ai vraiment remarqué le cheminement qu’il avait fait pour arriver à sa « plénitude de comédien ». Quand je suis sorti d’Eloge de l’oisiveté, je n’ai pensé qu’à une chose, je dois bien l’avouer ! Ce n’était pas au fait que je venais de voir un super spectacle… Non, c’était que j’allais proposer les textes de Desproges à Dominique ! Et c’est comme ça que ça a commencé.

Pourquoi avoir choisi de nommer le spectacle « Vivons heureux en attendant la mort » ?
F : C’est une phrase de Desproges qui illustre bien son personnage. Il a vite compris une chose que tout le monde sait mais refuse d’accepter : on ne naît que pour mourir. Ce n’est peut-être pas très gai comme philosophie, mais à partir de là, on peut tout faire ! Desproges s’est laissé porter par la vie. Il a expliqué dans une interview qu’il n’avait eu aucune prétention à devenir une vedette et il n'aurait jamais fait de scène si Guy Bedos ne l'y avait pas traîné de force !

N’êtes-vous pas trop stressé à l’idée d’enfiler les chaussures bicolores de Pierre Desproges ?
D : Pas vraiment. J’aborde Desproges comme n’importe quel auteur de théâtre, comme j’aborderais Molière ou Jean-Claude Grumberg. Je vais simplement dire les textes d’un autre mec qui en l’occurrence est Pierre Desproges qui les a lui-même interprétés. Je ne pense pas à me comparer à lui…
F : On ne fait pas un spectacle d’imitation de Pierre Desproges, ce qui n’est de toute façon pas possible, je crois. Dominique se réapproprie les textes écrits par un gars qui s’appelle Pierre Desproges. Et puis nous ferons en sorte que cette réappropriation soit spectaculaire, dans le sens de faire un bon spectacle. C’est ça notre boulot !

Le spectacle met en scène une sélection des textes de Desproges. Le choix n’a t-il pas été trop difficile. ?
D : Ah si, bien sûr !

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